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oct 8 2009

Charles Bukowski

charles-bukowskiBukowski vu par un garçon

Aussi violent qu’un crochet de Tyson, plus subversif qu’un Almodovar en forme et plus vulgaire qu’une Britney en concert, les livres de Bukowski sont de véritables électrochocs.

Buk appartient à la race des écrivains maudit et qui maudissent le monde en retour, sauf que lui le fait avec panache et style. Ici pas de pseudo verve à la Begbeider.

Non du talent brute, des lines qui claquent et des histoires qui réveillent.

Ça à l’air bien mais c’est cohérent comme univers ?

Certainement pas, et d’ailleurs ce n’est pas le but, on sait à peine ce qu’on lit et déjà Hank change de sujet.

Les personnages s’enchainent tout comme leurs humeurs, on ne sait plus, on ne sait pas, mais on sent une étrange empathie envers ces individus pourtant détestables.

Dans ce joyeux bordel on trouve pèle mêle les grandes interrogations Bukowskienne : La nature humaine est elle fondamentalement dégueulasse ? Quelle est la véritable vulgarité ? Montrer le laid en faisant du beau ou montrer du beau en faisant du laid ? et Chinaski a ses réponses..

Mais c’est glauque quand même ?

Oui, mais la vie est glauque d’une certaine manière et ça l’auteur le montre. Cependant, il le fait avec une puissance narrative et une absence de pathos. La décence est de mise, nous n’avons pas de victimes dans ces romans nous avons juste des gens abimés qui affrontent leurs destins.

Le tout accompagné d’une narration instinctive et d’un style puissant. Voila qui pousse les limites du réel.. et procure des moments de grâce. Et de la grâce Buk n’en manque pas, associant la fantaisie d’un « Pulp* » à l’exaltation perverse d’un « Vieux dégueulasse **». Le personnage dépeint la face sombre d’une Amérique en construction.

Ouch, Il était quand même torturé ce Buko ?

Sans doute, peut être était-il trop vivant ? Peut être était-il sujet à trop d’émotions ? La vie devait ressembler à une aventure chaotique pour ce marginal.

Mais finalement peut-on reprocher un excès de passion et d’énergie ?

…Et d’ailleurs quelle énergie dans ses romans.. des récits alcoolisés ponctués d’anicroches qui plongent le lecteur dans des histoires sordides et drôles.

C’est d’ailleurs peut être ça la plus grande réussite de l’auteur dédramatiser la vie et en montrer la beauté.

A déconseiller à tous les fans de « Plus belle la vie »

Greg

Bukowski vu par une fille

J’aime particulièrement Bukowski pour les mêmes raisons que je voue un culte à Vian. J’aime les gens un peu fous, torturés, dont l’écriture est violente brutale, comme des coups de couteaux ou comme on fait l’amour passionnément.

J’aime ces écrivains parce qu’ils sont pertinents, trop intelligents pour le commun des mortels, et donc désabusés. On touche au génie, à l’essence même du sexe, de l’ivresse et du sang.

Pas de sucre, pas de bons sentiments. De l’authenticité et du brut. Des photos aux couleurs trop vives, des histoires écrites sous l’emprise de l’alcool et de la colère. De la sueur.

Ils arrivent néanmoins à tirer de cette pourriture des romans exprimant toute la pureté de la vie, la réalité des émotions, si près de l’orgasme, si vibrants.

Voilà pourquoi ils me touchent même s’ils parlent crûment de merde, de baise et de beuveries.

Luxisback

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*Pulp : Pulp est le dernier roman publié par Charles Bukowski, dédié « à la littérature de gare » il raconte les tribulations de Nick belane qui doit retrouver Louis Ferdinand Celine pour que la mort puisse le prendre.

** Journal d’un vieux dégueulasse : Journal d’un vieux dégueulasse est un recueil de chroniques rédigées par l’écrivain germano-américain Charles Bukowski en 1967.

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